Partie I: LE SPORT ET SES CONSEQUENCES

I°/ LE SPORT ET SES CONSEQUENCES


        Pratiquer une activité sportive procure de très nombreux bienfaits pour la santé, que ce soit à l’échelle de l’organisme, du cœur ou encore à l’échelle psychologique... Cependant, lorsque cette activité devient trop importante, voire excessive, des méfaits réversibles ou non peuvent apparaitre très rapidement. Tout comme les bienfaits, ceux-ci sont observables à de nombreuses échelles du corps humain …

        Etant donné que les éléments pour lesquels on pourrait étudier les méfaits et les bienfaits du sport sont innombrables, nous limiterons notre étude à trois d’entre eux. Nous verrons tout d’abord comment le sport peut influer sur le développement musculaire de l’individu exerçant une activité sportive régulière. Nous traiterons ensuite les méfaits et les bienfaits observables au niveau de la respiration du sportif ; enfin, nous nous pencherons sur le fait que le sport apporte de l’énergie au sportif concerné.

 

 

1)       Le développement musculaire

 

Le muscle travaille en contraction, c'est-à-dire que pendant l’exercice, il prend du volume et se raccourcit.

        a)  Bienfaits

        En étirant le muscle au delà de sa taille normale, des micro-déchirures apparaissent. L’action réparatrice, qui correspond à l’ajout de nouvelles cellules, bouche les déchirures, ce qui a pour conséquence l’augmentation de la taille du muscle.

 

 

        b) Méfaits

        Durant la croissance, les articulations et les tendons n'ont pas terminé de se développer, la pratique de la d'un effort trop important peut donc être dangereuse. De plus, suite au développement musculaire, les membres se raidissent, engendrant une diminution de la souplesse de l’individu.

Enfin, la musculation peut provoquer des douleurs avec ou sans lésions anatomiques.

 

Les douleurs sans lésions anatomiques :

Ces douleurs peuvent survenir après la pratique d’une activité physique, du à l'acide lactique créé par l'organisme à cause d'une mauvaise oxygénation, l’étirement est donc conseillé afin de les éviter.

La crampe : contraction brutale et douloureuse du muscle qui disparaît spontanément en quelques minutes.

Les courbatures : douleurs musculaires diffuses qui surviennent 12 à 24h après l’effort et durent entre 2 et 3 jours.

La contracture : contraction involontaire du muscle qui peut durer de 5 à 10 jours.

Les douleurs avec lésions anatomiques : 

        Si les précautions citées ci-dessus ne sont pas respectées, ou si l’effort est trop intense ou trop violent, il peut alors y avoir des accidents musculaires qui entraînent des lésions d’un point de vue anatomique.

Ces lésions nécessitent la pose de glace, la prise d’anti-inflammatoires et des séances de kinésithérapie. L’élongation oblige à un arrêt de 12 jours environ, la déchirure de 4 à 5 semaines et la rupture de 6 à 8 semaines. Une intervention chirurgicale peut être envisagée. Voici ci-dessous un schéma illustrant ces trois lésions :

 

 

           

 

2) La respiration

 

 

 

 

        a)  Bienfaits 

        Suite à de nombreux tests effectués par divers scientifiques, nous avons constaté qu’un individu exerçant une activité physique régulière consommait moins de dioxygène qu’un autre ne faisant que très rarement du sport. Le plus connu de tous ces tests est le test du VO2max. En effet, au delà d’une certaine puissance d’exercice, la consommation de dioxygène devient maximale. La personne atteint alors son VO2 max (volume de dioxygène maximal consommé).

Test : (nous n’avons pu le réaliser nous mêmes, car il faut un délai de plusieurs années)

Marc est un jeune marathonien de 72kg. En février 1994, alors âgé de 17 ans, il débute un programme d’entrainement. En février 2000, il fait partie de l’élite.

-La mesure de son VO2max a été réalisée au cours d’un test à l’effort sur un tapis roulant, sous surveillance médicale.

-Un masque étanche est appliqué sur son visage et est relié à des dispositifs de mesure de la consommation de dioxygène

-Après un échauffement de 5 min, la puissance de l’exercice est augmentée par paliers de 3 min, puis toutes les minutes en fin d’épreuve jusqu'à ce que le sujet dise ne plus pouvoir travailler au rythme imposé.

  

 

 

 

        Sur ce graphique, on peut constater que suite à ses 6 années d’entraînement, Marc a considérablement augmenté sa consommation en dioxygène lors d’un effort.

        Nous allons alors chercher à quoi est due cette amélioration…

Au cours d’une activité physique régulière à long terme, le cœur qui est un muscle se développe. Il pompe alors plus d’oxygène qu’un cœur non musclé et va ainsi augmenter le flux sanguin de l’athlète.

Donc, les organes consommateurs de dioxygène alimentés par un cœur musclé vont recevoir simultanément davantage de dioxygène que ceux alimentés par un cœur non musclé.

De ce fait, la respiration est facilitée et l’individu entraîné sera moins rapidement essoufflé qu’un individu sédentaire.

 

  

 

 

 

 

      -    Vaisseau sanguin riche en O2 transportant le dioxygène des poumons au cœur puis du cœur aux organes consommateurs de dioxygène (muscles)

      -    Vaisseau sanguin riche en CO2 transportant les déchets (CO2) des organes, des organes au cœur et du cœur aux poumons chargé de les évacuer

  

      

          b) Méfaits

 

         Quand l’activité sportive devient intensive, cela peut avoir des effets nocifs sur l’organisme de l’individu… De plus, une trop forte oxygénation peut créer des problèmes dans l’organisme à long terme.

 

         Ainsi, lorsque l’on fait travailler un muscle, une forte consommation d’oxygène produit une modification de la molécule d'oxygène. En effet sous réserve d’un apport d’énergie suffisant, la molécule d’oxygène peut acquérir un électron supplémentaire. Cette réduction de l’oxygène est appelée espèce radicalaire simple. Elle peut endommager l’ADN et provoquer l’apoptose (mort cellulaire), entraînant un raccourcissement des extrémités des chromosomes.

        Une oxygénation trop importante peut donc, à long terme, accentuer la vieillesse de l’individu (raccourcissement des extrémités de chromosomes) ou encore avoir des répercussions sur l’ADN de l’individu sportif…  Cependant, ces effets néfastes ne se limitent qu’aux sportifs intensifs…

 

 

3) Les effets psychologiques

 

 

        a)   Bienfaits

        Le sport a une action calmante, c’est un antidépresseur naturel. En effet, l’endomorphine ou endorphine est un neurotransmetteur (molécule chimique qui assure la transmission des messages d'un neurone à l'autre, au niveau des synapses) sécrété par le cerveau. Tout cela aboutit à une sensation de bien être, à une diminution du stress et à un meilleur équilibre.

 

 

 


         Cette substance sécrétée apporte une sensation de bien-être et d’apaisement en réponse à la douleur. Elle contient des propriétés analgésiques (lutte contre la douleur) équivalentes à celles que procure la morphine. Par ailleurs, on retrouve une substance similaire dans les cigarettes et l’alcool, c’est pourquoi il est conseillé aux dépressifs, fumeurs et alcooliques de faire du sport, pour calmer leur dépendance.

 

        Les endorphines sont constituées d'une petite quantité d'acides aminés. Le nombre d'acides aminés constituant ces polypeptides est variable, mais tous se caractérisent par une séquence constituée de cinq acides aminés identiques, nécessaire à leur action.

 

        Egalement, l’effort irrigue le cerveau de sang oxygéné et gorgé de nutriments, ce qui dynamise les neurones. Ainsi, la pratique régulière du sport améliore la mémoire, et la concentration.

De nombreux tests réalisés sur des personnes âgées montrent que celles-ci ont de meilleures capacités intellectuelles lorsqu’elles ont pratiqué davantage de sport dans leur vie.

 

        b) Méfaits

 

        Le sport a des effets positifs sur le psychisme du sportif, cependant, il peut parfois engendrer des effets indésirables…

        Pour commencer, nous pouvons observer ces effets secondaires surtout lorsque l’individu est en surentraînement. Ceci s’appelle un dérèglement psychologique. 

Nous savons par exemple que l’endorphine est un bienfait secrété par le sportif, mais cette sensation euphorique peut devenir obsessionnelle et engendrer alors un phénomène de dépendance chez l’athlète, à l’image d’une drogue.

        Par ailleurs, l’endorphine possède d’autres aspects néfastes tels qu’une fragilisation du cerveau , pouvant provoquer  des  vertiges, nausées, vomissement, maux de tête, confusions, démangeaisons, graves dépressions, nervosités, hypoglycémies... Le surentrainement provoque également le vieillissement prématuré du corps.

        De surcroît, le sport intensif admet encore d’autres méfaits psychologiques sur la santé. Il fait augmenter considérablement le stress et peut amener un individu à des crises de panique ou de dépression … Le sportif de haut niveau peut également avoir des troubles du sommeil et de la personnalité.

 

 

 

        => L’activité physique régulière engendre beaucoup de réactions de la part de l’organisme du sportif. Faire du sport muscle en effet l’athlète ce qui va améliorer ses capacités sportives, respiratoires, son état psychologique. Cependant, malgré ces points positifs, des effets secondaires peuvent être constatés chez cet individu. Pour limiter ces effets indésirables il existe des méthodes qui permettent d’améliorer les performances tout en évitant ces effets néfastes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TPE 2010-2011 : DIANE LE BIGOT, CELINE DUPREZ, ANNE-CHARLOTTE DUCRET

DANS QUELLES MESURES LE SPORT INTENSIF PEUT-IL DEVENIR NOCIF POUR LA SANTE?

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site